mairie/compte-rendu/2013/08-02-2013.pdf

LES GESTES RETROUVES

Daniel BONTEMPS

Des champs à l’atelier (Editions Serpenoise - 1995)

 

A côté de petits artisans, l'industrie se développa au cours du XIXe siècle. Ce fut ainsi que Jametz eut vers 1860 une fabrique de chaussures qui occupa environ 150 ouvriers produisant 20000 paires de chaussures en une année. Ses chaussures étaient alors diffusées dans des magasins.

Note personnelle : plus près de nous, le père Grandjean qui occupait la maison Thierry puis Jmal était cordonnier et allait livrer sa production toutes les semaines (où tous les mois) à Damvillers (ou à Montmédy) avant la guerre de 1914 - 1918.


Jametz s'était spécialisé dans la production de bas de fil tricotés à la main et, sous le second empire, une cinquantaine d'ouvrières s'adonnaient à ce travail.


D'autrefois la brasserie s'était annexée à un château comme à Jametz ou les comptes signalent des réparations en 1615.

Note personnelle : la maison de Valérie Bouvy est une ancienne brasserie avec une cave à deux étages qui n'a pas été comblée pour construire l'actuelle maison de Mme Rosquin, ce qui explique les désordres architecturaux qui semblent vouloir s’y manifester.

Communiqué par Jules Dehut. (les Dehut sont arrivés dans le village en 1904)


Jusqu'au milieu des années 1800, le nombre de moulins fut important. En 1835 la statistique de la France comptait 635 établissements dans l'espace du département de la Moselle de l'époque. Au milieu du second empire, ils s'en rencontraient par exemple 13 de le canton de Montmédy : Brouennes, Chauvency le château, Chauvency Saint Hubert, Ecouviez, Flassigny, Iré le sec, Jametz, Juvigny sur loison, Louppy, Marville, Montmédy, Thonne la Long.


Le père brouillard était Cordier, et bien qu'étant à la retraite il a fait pour mon père une corde dans les années 1960.


Avant la guerre de 1939 il y avait un Jametz deux maréchaux-ferrants :

1° : Léon Gosset qui ferrait admirablement les chevaux et habitait dans la grand-rue à gauche en montant.

2° : François Vaudois, mon grand-père, dont le tampon porte le titre de maréchal constructeur. Il ferrait les chevaux et travaillait le métal avec une grande aisance. Il avait appris son métier chez les Semoirs Nodet à Montereau. Sa boutique en parpaings et en planches, avec le grand soufflet était juste en face de notre verger au coin d'un parc sur un emplacement qu’il louait à M. Henrion.


Avant la guerre de 1939 il y avait aussi à Jametz un bourrelier : M. Morel père d'Alice Morel devenue épouse Thévenin. Sa boutique était aussi mon atelier. Les murs étaient garnis de colliers, licols et fouets de toutes sortes parmi lesquels ceux faits en tige de micocoulier tressés avaient la base du manche peinte d'un rouge éclatant.


Pour la petite histoire Jametz a accueilli une artiste de cirque : Mme Fossier, une ancienne dompteuse de Lions. Elle avait un perroquet, et elle montrait volontiers les pistolets qu'elle portait pour entrer dans la cage. Elle habitait l'ancienne ferme Dehut devenue la maison Legris aujourd'hui. C'est un certain Bodart qui lui a succédée ; il a racheté à la commune la ruelle qui jouxtait sa maison sur la droite lorsqu'on la regarde. Cette ruelle a été couverte par ses soins et réunie à la maison suivante de sorte que la grange de la maison Legris est une ancienne ruelle du village. Puis les Dehut ont acheté la maison en 1924.

fjjffj